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Février 2025

L’excédent agroalimentaire français sous la barre des 5 milliards d’euros en 2024

En 2024, la hausse des importations de produits transformés et le recul des exportations de céréales pèsent sur l’excédent commercial agroalimentaire français qui atteint 4,9 Md€, comme en témoignage l’étude d’Agreste de février 2025.

La chute se poursuit ! L’excédent commercial agroalimentaire atteint 4,9 Md€ en 2024, soit une diminution de 1,6 Md€ par rapport à 2023.

Cette situation s'explique, d’une part, par un nouveau recul des exportations de produits bruts et principalement des ventes de céréales. “En 2024, les exportations de produits agricoles bruts se chiffrent à18,5 Md€, soit une diminution de 0,6 Md€ par rapport à 2023. Au premier rang des produits bruts exportés, les ventes de céréales baissent de plus d’un milliard d’euros par rapport à 2023”. En revanche, on note une progression des ventes de légumes frais (+ 0,3 Md€), “principalement des pommes de terre, mieux valorisées en 2024 en lien avec une demande industrielle importante du Bénélux et de moindres disponibilités sur le marché intérieur espagnol”, explique Agreste. Sur cette même période les importations représentent 18,0 Md€, c’est 0,1 Md€ de plus sur un an, qui s'explique par une hausse des achats de plantes à boissons (cacao, café) et de fruits (principalement des avocats du Pérou et d’Israël, des kiwis de Nouvelle-Zélande). Toutefois, fait marquant, ces hausses sont en partie contrebalancées par le recul des achats d’oléoprotéagineux (- 24 % sur un an). Au final, l’excédent des échanges de produits agricoles bruts qui se chiffre à 0,5 Md€, connaît une baisse de 0,7 Md€ par rapport à 2023 et atteint son plus bas niveau depuis 2017, année marquée par les mauvais résultats commerciaux liées à la très mauvaise récolte de 2016. “Cette évolution résulte pour plus des trois quarts de la dégradation du déficit commercial avec les pays tiers qui passe de 3,9 Md€ à 4,4 Md€”, souligne le bureau des statistiques.

D’autre part, la hausse des importations de produits transformés pèse aussi sur l’excédent agroalimentaire de la France. L’étude révèle que l’excédent des échanges de produits transformés baisse de 0,9 Md€ sur un an et atteint 4,4 Md€ en 2024, soit son plus bas niveau depuis 2009. Là encore, cette diminution résulte essentiellement de la dégradation des échanges avec les pays tiers (- 1,2 Md€). Si les exportations progressent de près d’un milliard d’euros par rapport à 2023 (pour un montant total de 63,7 Md€) à travers notamment les produits laitiers (+ 0,4 Md€ sur un an), les ventes de vins et spiritueux “principalement vers Singapour et la Chine dans un contexte d’enquête anti-dumping chinoise sur le Cognac” perdent 0,6 Md€.

 

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